pourquoi "Eddy mitchell " ?

pourquoi "Eddy mitchell " ?
Claude Moine, plus connu sous le pseudonyme Eddy Mitchell, parfois surnommé Schmoll, est un chanteur et acteur français né le 3 juillet 1942 à Paris (quartier de Belleville).

Son père, modeste employé de la RATP, transmit dès son plus jeune âge à Eddy un certain goût pour le cinéma, en particulier pour les westerns américains des années 1950.
C'est par admiration pour le chanteur et acteur Eddie Constantine qu'il choisit comme pseudonyme le prénom Eddy. Pour le nom Mitchell, c'est à cause d'une campagne de promotion de chaussettes des Lainières de Roubaix avec qui Eddie Barclay a passé un accord.
Eddy Mitchell est né.

# Posté le jeudi 07 septembre 2006 06:56

Sa jeunesse au Golf Drouot...

Sa jeunesse au Golf Drouot...
Ayant monté son premier groupe de rock dès l'âge de 14 ans, en 1956, le jeune Claude Moine sera régulièrement sur scène, jusqu'en 1961, en particulier dans le « temple du rock », le Golf-Drouot à Paris.

Le « Golf Drouot », a d'abord été un golf miniature, puis ensuite un thé dansant, et enfin le temple du Rock and Roll que l'on connaît. La venue au golf par le plus grand des hasards de quelques teenagers en mal de nouveautés ou de passage dans le quartier, changea pourtant l'ambiance du Golf. Réunis autour de l'électrophone d' «Henri Leproux», d'abord barman, puis chanteur de charme et pour finir le créateur et le manager de la nouvelle formule du Golf, en écoutant : « Rock Around The Clock » à longueur d'après-midi, les langues se déliaient. En Amérique parait-il, « Bill Haley » aurait vendu un million et demi de disques - Brrr !!!

Certains des jeunes avaient des copains soldats américains, qui voulaient bien leur vendre les 45t qu'ils possédaient. Un privilège pour un petit parisien ! Les quatre ou cinq teenagers du début se fidélisèrent, d'autres partaient mais de nouvelles têtes arrivaient, séduites sans doute par l' ambiance qui se dégageait de cet endroit, dont la propriétaire « Mme Perdrix » était en quête d'image pour son établissement qui mégotait.

Henri Leproux servait à ce petit monde du Coca-Cola (le véritable) et des sodas, tous voulaient en savoir plus sur cette nouvelle musique qui arrivait en Europe appelée – « Rock and Roll ».

Henri Leproux a eu la chance de rencontrer le directeur de la firme « Seeburg » qui importait les juke-boxes en France, quelqu'un de compréhensif et Leproux se fit confier un « juke-boxe » d'appartement entièrement marqueté en bois verni qui fonctionnait par un système de barettes pour les présélections. Cette pièce de musée pouvait contenir 100 disques, et quatre titres par disque, soit 400 titres. Une mine d'or !

Au Golf la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre et les jeunes rockers en herbe pouvaient moyennant un « Coca » au prix modique de 1 franc, passer autant de temps qu'ils le voulaient, devant le Seeburg bourré de disques de « Rocks » américains.

Très vite beaucoup d'autres jeunes se joignirent aux fidèles de la première heure. Tout ce petit monde se retrouver dans un seul et unique but, écouter cette musique qui déferlait maintenant sur Paris et le monde. le «Rock and Roll» ! Les bandes des différents quartiers de Paris et de sa proche banlieue n'en formèrent plus qu'une: la « bande du Golf ». Une bande pacifique animée par la même passion du « Rock ». Chaque garçon qui venait au Golf revenait à coup sûr avec au moins deux ou trois potes garçons ou filles, qui à leur tour revenaient avec deux ou trois personnes afin de leur faire partager l'ambiance unique de cet endroit. Certaines de ces personnalités exacerbées allaient devenir les leaders des groupes de la première génération sur la scène du Golf. Ces jeunes chacun de leur coté dans les garages, les appartements, les maisons, à Paris en banlieue ou en province répétaient, qui à la batterie, qui à la guitare à deux, trois ou quatre, et travaillaient d'arrache-pied. D'abord ils copièrent leurs « idoles » américaines avant de trouver leur propre voie musicale.
Claude Moine qui travaillait au Crédit Lyonnais voisin est déjà un assidu des « week-end du Golf ». Ce fut ensuite le raz de marée des groupes. Chaque maison de disque voulait pour ne pas être en reste avoir son « groupe ».

Les « Cinq rock »» devinrent pour Barclays : « Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell », qui en Décembre 60 sortirent leur premier disque : un super 45 t comportant bien sûr « Be-Bop-a-Lula », Tant Pis Pour Toi, adaptés de « Be-Bop & Wild Cat » de Gene Vincent, Tu Parles Trop, « You Talk to much » de Jo Jones et Si Seulement, d' après le « Dirty, Dirty Feeling » d' Elvis. Les Chaussettes Noires deviennent rapidement, grâce à un son particulier, à des arrangements bien ficelés et à un chanteur au loock d'enfer bougant à contre temps, le plus grand groupe de Rock - Live en France dans les années 60...

Le groupe rivalise en tête des Hits - Parade avec les Chats Sauvages et Dick Rivers, qui ne manquent pas de talent non plus. Jean Philipe Smet, servi par un physique avantageux s'impose d'emblée avec Laisse les Filles.

# Posté le jeudi 07 septembre 2006 07:02

Modifié le jeudi 07 septembre 2006 08:58

De " Be Bop a Lula " à " Daniela "

De " Be Bop a Lula " à " Daniela "
Be Bop a Lula » (Gene Vincent) fait un tabac. Le 45 t avec la chanson phare « Daniela », se vend à 800 000 exemplaires. Barclay se frotte les mains et les chaussettes Stem se transforment en « Bas de laine ».

Le répertoire du groupe contient un éventail de musique des 50's et 60's, le Rockabilly, le Rock 'n' Roll, des ballades Country, le Nashville Sound, le multivocal Doo Wop. Répertoire largement inspiré par celui des chanteurs américains en vogue - Gène Vincent, Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Bill Haley, et puis aussi Elvis Presley - le tout couronné de leurs propres « french-compositions », arrangements et l'humour d'un « Shmoll » qui revisite les textes de nombreuses reprises.

Le groupe se composait alors de :

Guitare Solo - William Benaïm,
Rythmique - Tony D'Arpa,
Basse - Aldo Martinez,
Batterie - Jean-Pierre Chichportich.
Chant - Claude Moine.
En avril 61, Jean-Pierre, le batteur, quitte le groupe et est remplacé par Gilbert Bastelica. « Les Chaussettes Noires », participent au tournage « D'une grosse tête » et de « De quoi tu te mêles, Danièla ? »

Début 62, Les Chaussettes Noires ajoutent à la formation, dont le schéma est un classique de l'époque, à savoir : 2 guitares, 1 Basse, 1 Batterie, 1 chanteur - un Saxo « Michel Picard ». Le résultat est probant. « Les Chaussettes Noires » réalisent un score et atteignent les 2 millions de disques vendus. Un record !

Toujours en 1962, « Les Chaussettes Noires » sont à l'affiche du film de « Comment réussir en amour » et enchaînent avec « Les parisiennes », « Ella ».

En 1963, le sax Michel Picard, cède sa place à un autre Michel, ce sont les débuts de « Michel Gaucher ».Il accompagne toujours aujourd'hui et depuis cette époque « Mitchell ». Une longue amitié.

# Posté le jeudi 07 septembre 2006 09:04

Leur rencontre ...

Leur rencontre ...
Au début de l'année 1960, Claude Moine a 17 ans et travaille sans enthousiasme pour une compagnie d'assurances "Phoenix". Jean-Pierre Chichportich qui fait de la batterie, travaille aussi pour cette compagnie. Tous deux deviennent amis et partagent leur passion du rock. Ainsi, l'idée de monter un groupe germe-t-elle. Le soir, après le travail, Claude chante dans un petit cabaret de Clichy. Il continue aussi à fréquenter le Golf Drouot, le temple du rock à Paris (France). C'est dans ce lieu mythique qu'il a fait depuis deux ans déjà, la connaissance de Jean-Philippe Smet (futur Johnny Hallyday) et de son ami Long Chris. Les parents de ce dernier ont un bungalow à Royan, grande station balnéaire de la côte Atlantique. Long Chris et Claude (surnommé Schmoll) y passent les vacances d'été 1960 et chantent le soir au Regalty, une brasserie qui accueille des musiciens et des chanteurs. Un jour, l'un des convives leur présente l'un de ses amis, Aldo Martinez, qui est bassiste. Celui-ci a une petite formation composée de deux autres guitaristes : William Benaïm et Tony D'Arpa, et il est à la recherche d'un batteur et d'un chanteur pour la compléter. L'occasion est trop belle. Le premier groupe de rock français vient de naître.
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# Posté le mardi 19 septembre 2006 07:22

Leurs premiers succès

Leurs premiers succès
Tout va alors très vite. C'est sous ce nom que dès novembre 1960 ils signent chez Barclay. Claude Moine prend définitivement le nom d'Eddy Mitchell pour la consonance américaine : mode de l'époque. Ils enregistrent des adaptations françaises de succès américains et leur premier 45 tours EP contenant notamment "Tu parles trop" ("You talk too much" de Joe Jones) et "Be bop a Lula" (d'après Gene Vincent) sort le 27 janvier 1961. Quelques jours plus tard Les Five Rocks écoutent la station de radio Europe 1. On y diffuse leur interprétation de "Be bop a Lula". Joie intense immédiate, mais d'un coup leur sang ne fait qu'un tour. Le présentateur vient d'annoncer : "Vous venez d'entendre le premier groupe français de rock'n roll, Les Chaussettes Noires". Les Five Rocks découvrent qu'à leur insu, un accord publicitaire via Europe 1, a été passé entre Barclay et la marque Stemm qui veut lancer la mode des chaussettes ... noires ! Mis devant le fait accompli, ils ne peuvent qu'accepter la situation : Stemm finance . Dès ce premier disque le succès est fulgurant. Eddy est un remarquable chanteur et le groupe séduit les jeunes. En mars 1961 sort leur second 45 tours EP. Ecrite par G.Garvarentz et A.Pascal, la chanson « Daniela » va devenir un immense tube. Les ventes dépasseront les 800 000 exemplaires. Les paroles des autres adaptations sont signées Claude Moine. La participation des Chaussettes Noires au premier festival du rock'n roll avec Johnny Hallyday au Palais des Sports est un triomphe. Le groupe part alors en tournée avec Jean Nohain pour 80 galas. Leur succès est phénoménal et l'ambiance dans les salles est de plus en plus surchauffée.

# Posté le mardi 19 septembre 2006 08:25